Décodage (Assemblage)

Cette procédure est la voie auditivo-verbale utilisant la conversion graphème-phonème.  Lorsqu’ils commencent l’apprentissage de la lecture, les élèves apprennent à décoder les mots en se servant de leur connaissance des lettres et des sons. Autrement dit, pour lire un mot nouveau, ils le prononcent à voix haute ou utilisent une technique d’« attaque du mot ». Le décodage est une habileté essentielle durant l’apprentissage de la lecture. Même si la reconnaissance visuelle des mots peut aider à améliorer la fluidité de la lecture, stratégie explorée plus en détail dans une autre section du module, les élèves doivent acquérir des habiletés de décodage pour pouvoir lire des textes d’un niveau de langue de plus en plus élevé au fil des années de leur scolarisation.

« Beaucoup d’études confirment que les enfants qui ont des difficultés en lecture ont particulièrement de la difficulté à décoder les mots (Rack, Snowling et Olson, 1992). En fait, leur niveau de rendement est inférieur à celui de lecteurs plus jeunes qui lisent sans difficulté un contenu équivalent pour leur niveau d’études, signe d’une très faible capacité de décodage. » [traduction libre] [1]

Il s’agit d’un problème courant chez les élèves qui ont des TA en lecture. Ceux-ci réussissent en effet à mémoriser les mots simples durant les premières années, de sorte que leurs difficultés peuvent passer inaperçues. Mais à mesure que le vocabulaire s’enrichit au cours du cycle primaire, ces élèves finiront par avoir des difficultés importantes en lecture. Les professionnels de l’enseignement doivent essayer de repérer les élèves qui évitent la lecture orale, sautent les mots difficiles ou devinent les mots au lieu de les décoder [2].

Une des stratégies principales dans l’apprentissage de décodage est l’enseignement des correspondances graphème-phonème.

Enfant qui lit en pointant avec le doigt

Enseignement des correspondances graphème-phonème

La conscience phonologique peut entrainer une amélioration en lecture si on enseigne les sons en même temps que leur représentation graphémique [3].

 « Il a été démontré que l’enseignement explicite et systématique des correspondances graphème-phonème … a un impact positif important sur la compréhension de textes, l’exactitude de la lecture et les habiletés d’orthographe des élèves [4]

Les affiches ci-dessous offrent des stratégies pédagogiques pour l’enseignement des correspondances graphème-phonème. Pour lire l’article intégral qui accompagne ces affiches, cliquer ici afin d’accéder à l’article Apprendre au cerveau à lire : stratégies pour améliorer le décodage, la fluidité et la compréhension de lecture.

image de l'affiche   image de l'affiche

Cliquer ici afin d’accéder à l’affiche Interventions pour la conscience grapho-phonétique (M à 2e).

Cliquer ici afin d’accéder à l’affiche Interventions pour la conscience grapho-phonétique (3e +).

Pour connaitre d’autres activités liées à l’enseignement du système graphophonétique, veuillez consulter les pages 3.30 à 3.38 du document Guide d’enseignement efficace de la lecture, de la maternelle à la 3e année. Cliquer ici afin d’accéder à ce guide.

Technologie et correspondances graphème-phonème

Les applications qui exercent la correspondance graphème-phonèmes : Cliquer ici afin d'accéder à Bloups.

Évaluation du décodage

Une bonne façon d’évaluer les habiletés en décodage des élèves est l’utilisation de pseudo-mots. Cette stratégie permet au professionnel de l’enseignement d’éliminer la possibilité que les élèves puissent reconnaitre visuellement des mots fréquents et vient donc réellement évaluer leurs habiletés de décodage. Par exemple, l'élève peut se souvenir de la forme des 5 lettres du mot "lapin" mais ne pourra pas deviner et lire le mot "mopin" sans recourir à la stratégie du décodage.

Cliquer ici afin d’accéder à une activité de dépistage pour vérifier l’habilité de décodage des graphies « on » et « ou ».

Références

[1] National Reading Panel, 2000, p. 2-106

[2] Fitzer et Hale, 2015

[3] Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation, 2009, p. 43

[4] Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation, 2009, p. 50